Ironie de l’histoire, même à la fin de sa vie, personne ne sera tombé d’accord sur la véritable signification du web 2.0. Disons qu’il s’agissait avant tout d’un concept basé sur la génération du contenu par les utilisateurs. Et d’un modèle économique encore et toujours dominé par la publicité.
Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui s’accordent à dire que la fin est proche. Une fin prévisible et accélérée par la crise économique, qui n’aura pas oublié le web.
Michael Arrington, patron de Techcrunch, pape de la Silicon Valley, est le premier à avoir annoncé la fin du web 2.0. Plus qu’un terme à la signification douteuse, c’est un modèle économique (ou plutôt son absence…) qui est mis à mal.

Les conséquences de la crise financière s’étendent à l’économie du web. Présageant un ralentissement de ce secteur. Les services « 2.0 » financés par des investisseurs privés risquent de stagner ou disparaître s’ils ne se dotent pas très vite d’un modèle économique performant. C’est un peu la version ‘bis’ de l’éclatement de la bulle Internet en 2000…
Cnet vient d’ailleurs de mettre en ligne une liste de 11 grandes compagnies, qui risquent de perdre des plumes dans cette histoire. On y retrouve Twitter, Dailymotion ou encore Netvibes…
Cependant, je ne pense pas que la blogosphère ait du souci à se faire. La crise touche avant tout les entreprises, or comme tout le monde le sait, les blogs sont tenus par des particuliers. J’irais même jusqu’à dire que le malheur des uns peut faire le bonheur des autres. J’en veux pour preuve le rachat récent d’un blog spécialisé dans la finance.
Certains arriveront toujours à sortir leur épingle du jeu, et comme d’habitude, seuls les plus forts subsisteront. Et moi ? Va-t-il falloir que je gomme la mention ‘web 2.0’ du slogan de mon blog ?
Note : je vous invite à écouter le 10ème épisode de « Paroles de Blogs» qui traite de ce sujet…


La crise était prévisible car le net suit également un cycle Juglar
@Opineas > Je ne sais pas ce qu’est un cycle Juglar, mais bon, si tu le dis ;)
intéréssant, t aurais pu aussi parler de Seesmic qui semble avoir des problèmes…
Le web2.0 a toujours signifié tout et n’importe quoi. Comme indiqué par certains, il n’a toujours été qu’une sorte de concept interprété de toutes les manières possibles.
Pour l’informaticien, il s’agissait d’une évolution de l’interface statique html permettant de rendre plus ‘dynamiques’ les contenus. Cette prétendue révolution n’était en fait que l’extrapolation d’une seule instruction de code.
Le revers de la médaille2.0 faisait trembler même les plus vaillants développeurs, effrayés de s’impliquer dans la guerre des navigateurs, en nageant dans les océans boueux et indébuggables d’un language absolument pas fait pour ça: le javascript (qui, lui n’avait rien demandé de tel).
Pour le créatif, il s’agissait d’un nouveau monde plus ouvert, plus collaboratif, des interfaces plus riches au service des utilisateurs, l’avènement de systèmes communautaires ou les échanges étaient supposés améliorer les relations et la communication. Et c’était surtout pour eux un moyen de repousser encore plus les limites techniques déjà durement éprouvées par leur soif d’interfaces graphiques millimétrées plus délirantes et complexes les unes que les autres.
Pour le marketing, le web 2.0 n’était qu’un argument de plus à lancer au beau milieu de ses campagnes promotionnelles, une autre manière de pointer directement l’internaute en lui faisant croire qu’il était intégré dans un monde plus conscient de son existence. L’ajout de paillettes et de cotillons faisant ainsi facade à la réalité.
Et pour le manager ou le chef d’agence, le web2.0 n’était qu’une manière de se mettre en avant devant la concurrence ou ses supérieurs, tenter de gagner des points en faisant croire à sa domination d’une prétendue avancée technologique, et emplir de fierté son propre égo au détriment d’une véritable connaissance des produits et de leurs objectifs.
Pour terminer, oui 2.0 n’est qu’un chiffre et il aurait été nécessaire de le mettre à jour presque toutes les heures par des décimales infinies et des lettres spécifiques à chaque branche concernée.
Et oui, chacun a son opinion du web2.0. La mienne est plutot tranchée.
Pour ma part il ne s’agit que d’un mot qui m’a toujours fait sourire en le voyant sortir dans ces discours fréquemment pipotronnée de certains décideurs.
Web2.0 va mourir, peut-être n’a-t-il jamais vraiment vécu?
L’avènement des véritables interfaces clients/serveurs (silverlight,flex) apporte et apportera encore une véritable relation entre les différents acteurs, gommant cet ébauche d’interactivité2.0 au rang de libraries du passé.
@punk > Là , il s’agit plutôt de l’action préventive d’une entreprise qui s’attend à traverser une crise. Seesmic n’est pas la seule société a avoir du licencier et c’est une décision compréhensible.
@Batiaz > L’appellation web 2.0 a longtemps été menée en épingle par les médias, appellation « chouchou» en quelques sortes, mais au final les avancées technologiques resteront et c’est l’essentiel.
2004 – 2008 : naissance et mort du web 2.0 | Cecidit.com…
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