Parfois des conversations de micro-blogging soulèvent de vraies questions. En l’occurrence, c’est une conversation sur Pownce qui m’a un jour donné l’idée d’écrire cet article qui est plutôt une question ouverte.
Une question essentielle pour chaque blogueur : devons-nous éviter d’écrire des articles longs au profit d’articles plus réduis, et donc susceptibles d’être plus lus ?
Souvent, lorsque vient la fameuse inspiration, on se retrouve emporté dans un flot de paroles au point de rédiger des articles à rallonge qui sont certes très intéressants (forcément, puisqu’ils viennent des méandres de notre esprit), mais tout simplement longs.
Or, l’internaute moyen n’a pas forcément le temps de les lire. Et pour peu que l’on ne soit pas très fort pour introduire son article, il y a fort à parier qu’au premier coup d’œil, l’internaute moyen ne se retrouve pas si emballé que ça par le sujet.
Alors, me direz-vous, qu’importe ? L’internaute moyen est quelqu’un d’organisé qui sait mettre de côté les articles intéressants afin de les lire à tête reposée, le soir devant la cheminée. Ou alors, qu’importe si 100 lecteurs potentiels passent à côté de cet article pourvu qu’une petite dizaine en profite et en retire quelque chose…
Certes, mais tous les internautes ne sont pas forcément organisés, et on aura beau dire, plus un article est lu, mieux c’est pour l’article !
Que faire alors ?
Plusieurs solutions sont possibles. Déjà , l’abstinence ! Ecrire des articles pas trop longs, en condensant, en cherchant le superflu et en le supprimant. Cela peut être un bon exercice d’écriture.
Ensuite, le découpage. Sortir un article en 2 ou 3 parties et publier chacune à intervalles réguliers. Mais à ce moment là , le risque, c’est de perdre le lecteur.
Et vous qu’en pensez-vous ?
Car ce n’est ni ici, ni maintenant, que je vais trancher la question. Tout ce que je peux vous donner, c’est mon avis : je ne lis que rarement les articles longs, malgré le fait que j’en écrire parfois quelques uns (tiens, celui là en fait partie). Par manque de temps, et aussi et souvent parce qu’ils sont trop austères. Rien ne vaut le surlignage en gras des points importants et l’ajout d’images/photos pour égayer le tout et le rendre plus attractif.
Je peux donc vous donner mon avis, et aussi vous demander le vôtre : trouvez-vous qu’il faut éviter d’écrire des articles trop longs ? Aimez-vous lire des articles découpés en plusieurs parties ?
Et ce n’est pas une question futile… Car un article long c’est un article ayant demandé du temps et de l’engagement de la part du blogueur, alors si cela doit être un article laissé sur le carreau…
photo credit: gadl


Évidemment, le lecteur est flemmard. Après il faut savoir à qui on s’adresse, la façon dont on a envie de communiquer. Pour ma part j’en ai fini avec le gras, les couleurs, l’italique, je suis sur une présentation unique avec des articles mi-longs. Dès lors que je dépasse un certain nombre de mots, j’essaie de styliser mon article de telle sorte qu’il soit facile à lire et agréable à l’Å“il.
Il faut tout de même parfois accepter de perdre quelques lectures, mais d’aboutir son raisonnement. Tout en oubliant pas non plus que le lecteur ne doit pas passer la journée à vous lire.
Je ne pense pas qu’il y ai d’articles longs quand ils sont intéressants. Par contre il y a des articles trop longs, qui malgré leur intérêt deviennent un corvée à lire, quand par exemple on ne sait pas ou va mener la reflexion.
D’un autre coté il y a une telle marge entre un article détaillé (qui va faire une page, 2 maxi) présentant un point de vue original, des exemples et des illustrations, et ce qu’on nous présente comme le « standard d’article a adopter pour être lu» a savoir une dizaine de lignes et une illustration. Le tout ne permettant même pas d’avancer une opinion personnelle ou de présenter des exemples.
Bon, je sais que ma remarque n’est pas pertinente, mais ni trop long, ni trop court serait bien. Car en général si on arrive à écrire un article moyennement long, et qu’on arrive à dire tout ce que l’on voulait dire c’est qu’il est bon. Mais je ne dirais pas qu’il y a un nombre max. ou min. de lignes à écrire.
@Baptiste > C’est sûr que ce n’est pas en transformant son article en sapin de noël que ça incitera plus de monde à le lire. Mais je pense que mettre en avant certains points clefs en gras, aérer l’ensemble, mettre des sous-titres, ça permet de faire passer la pilule pour les gros articles. En tout cas, je vois la différence quand dans mon netvibes je me retrouve face à des articles de ce genre, et des articles écrits en un ou deux blocs. Après, c’est clair qu’il faut avant tout écrire l’article que l’on souhaite, tant pis si certains lecteurs ne le liront pas en entier. Sinon à quoi bon faire un blog ?
@Stellaire > Et encore parfois, 10 lignes, c’est longs pour certains blogs :) Ce que tu dis est vrai, mais qu’est ce que ce n’est pas donné à tout le monde d’écrire des articles longs et captivant du début à la fin. D’ailleurs j’y arrive toujours pas :)
@Furious > C’est un peu ce que semblent penser les lecteurs en général. Ni trop, ni trop peu.
Donc pour l’instant, c’est comme ce qu’Ã dit Furious, ni trop, ni trop peu, mais trop c’est trop quand ce n’est pas captivant.
Les articles longs ont donc plus de pression que les autres, puisqu’ils doivent être écrits d’une manière à garder le lecteur et être intéressants du début à la fin.
Mais il ne faut pas oublier je pense, les commentaires, qui sont aussi un bon moyen de prolonger un article ;)
@MatthieuM > La grande critique que nous pourrions faire en ce moment c’est justement ce relâchement des écrits. Et partout. Les gens ne lisent plus, s’ils n’écrivent pas en abrégés ils font des phrases courtes sinon ils ne sont plus lus.
Comment débattre, raisonner, comprendre, convaincre, dans de telles conditions ? Je suis intimement persuadé que tout cela a un lien avec le mutisme de la société face aux évènements du moment. On se voile trop souvent, prétextant un manque de temps, des paroles trop vulgaire.
Arrêtons, nous avons connus des siècles on s’exhiber en publique, se casser la gueule à chaque coin de rue, des femmes violés avec des crucifix, et aujourd’hui on prétend être dans une ère de violence ? De violence des mots donc. On en oubli trop souvent l’histoire, et on préfère se blottir derrière des émissions télévisés/radio pseudo intellectuelles.
Pathétique.
La solution, c’est d’arrêter de vouloir achalander « l’internaute moyen» . C’est stupide, la médiocrité.