On parle beaucoup des différentes façons de devenir un blogueur professionnel ces temps-ci. Surtout depuis qu’Eric Dupin a annoncé son intention de bloguer à plein temps.
Comme de nombreuses personnes, je pensais à tort qu’être un blogueur professionnel, c’était générer des revenus avec son blog, afin d’en faire son activité professionnelle principale. Or, cette description est trop réductrice. C’est aussi pourquoi, à mon sens, le statut de blogueur professionnel n’a pas vraiment de sens.
Là où je veux en venir, c’est que de nombreux blogueurs utilisent leur blog pour faire part de leur expertise dans leur domaine de prédilection. Le plus souvent, leur profession dans la vraie vie. Bloguer sur sa profession, c’est en quelque sorte jouer un rôle de consultant sur Internet. Un consultant qui mettrait gratuitement son savoir à disposition de ses lecteurs.
On peut donc qualifier ces personnes de blogueur professionnels, sans pour autant qu’ils gagnent le moindre euro grâce à leur blog. Ce dernier n’étant que l’extension on-line de leur activité professionnelle. Ce sont des passionnés.
Le statut de blogueur professionnel n’a pas de sens, dans la mesure où la personne qui est derrière un blog a forcément déjà un statut : professionnel bloguant sur des sujets liés à son domaine d’expertise, ou travailleur indépendant exerçant une activité de webmaster pour son propre compte. Sans oublier l’entrepreneur.
Si l’on adopte cette façon de penser, on se rend compte qu’il y a beaucoup plus de blogueurs professionnels qu’on ne le croit…
Ps : La publication de cet article a été programmée car je suis actuellement en vacances. Je répondrai néanmoins aux commentaires dès mon retour ;)
photo credit: HKPuiPui27


Il y a aussi de nombreux blogueurs qui génèrent des revenus… sans être professionnels.
L’ambigüité du mot « professionnel» est surtout qu’il désigne deux aspects :
L’aspect relatif au métier et l’aspect « non amateur» …
Oui, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle je me suis bien abstenu d’employer ce terme lorsque j’ai annoncé cela, et je l’évite toujours soigneusement. Je préfère « blog à plein temps pour essayer d’en vivre» . Ce qui est effectivement un peu différent.
moi je pense qu’on peut être blogueur professionnel mais le revenu n’est pas lié à cette activité sinon c’est de la pub ou un journal d’opinion déguisé; Pour moi le blog peut être professionnnel mais doit impérativement rester sans question d’argent pour raison de crédibilité du contenu. sinon c’est de la pub c’est tout.
@wouf > C’est pour cela que ce terme est totalement inapproprié
@Eric > Ah oui, ça c’est un terme qui vaut le détour !
@chaudier37 > A aucun moment la présence de pub n’efface la crédibilité du contenu. Ce n’est qu’un élément qui se surajoute.
Sauf que si l’état commence à taxer (imposer) ces revenus alors que le blogger y passait tout son temps, ça voudra dire que bloggeur va devenir une profession à temps plein.
Pour un blog d’entreprise, je suis d’accord avec le point de vue de chaudier37. Je pense que la publicité n’a rien à faire sur ce genre de blog. Les revenus générés par les clients en provenance du blog devraient suffire à rentabiliser celui-ci.
Un blog d’entreprise a pour objectif de sensibiliser le public au domaine d’expertise de l’entreprise, à démontrer cette expertise, à inspirer confiance et, finalement, à inciter le client potentiel à faire appel à l’entreprise.
Afficher de la publicité (surtout celle qui n’est pas maîtrisable comme AdSense) ne donne pas, à mon avis, une image professionnelle du blog.
@Zak > Tu veux dire que pour toi la taxation signifierai la reconnaissance par l’état du statut de blogueur professionnel ?
@Laurent Brixius > Je ne sais pas si chaudier37 pensait aux blogs d’entreprises lorsqu’elle a commenté, je n’y pensais pas non plus, mais ce que tu dis est exact. A partir du moment où un blog génère des revenus autrement que par la publicité (ce qui est plutôt rare, et correspond en effet à un blog d’entreprise, ou de consultant..), celle-ci n’a plus rien à y faire. Après, c’est à chacun de gérer sa propre image sur la toile…
« A partir du moment où un blog génère des revenus autrement que par la publicité (…), celle-ci n’a plus rien à y faire.»
Compte tenu de la fragilité de certains modèles économiques, il me semble acceptable et judicieux dans certains cas de cumuler plusieurs types de revenus, dont la pub. Ainsi l’abonnement et la pub me semblent compatibles. Plusieurs formules existent. L’une d’entre elles peut consister à supprimer la pub à partir du moment où un internaute s’est abonné (et a payé pour cela, ce qui revient un peu à proposer soit l’un soit l’autre, certes). On voit ça à l’oeuvre sur flickr.com par exemple.
Mais, dans le fond, on s’est tellement habitué à naviguer avec la publicité qu’elle n’est pas nécessairement un problème, à moins de se montrer particulièrement intrusive. Les habitués d’un site savent où se trouve la pub et finissent vite par la sauter, sans même y penser. Je crois que ce qui compte, c’est d’affranchir les abonnés des conséquences désagréables de la logique publicitaire, plus que de la pub elle-même. Je pense par exemple à ces sites recourant au principe du CPM qui proposent un nombre limité d’images par page, ou qui imposent un rechargement fréquent de la page.
Et n’oublions pas que le fait d’avoir payé un abonnement à un magazine (papier) ne nous affranchit pas de la pub, qui y figure parfois une page sur deux ou presque. Pourquoi devrait-il nécessairement en être autrement sur le net ? Parce qu’on ne paye pas le papier ?
Ce qui me pose un problème sur les blogs, quels qu’ils soient, c’est le principe des billets rémunérés. Même s’il doit exister des formules acceptables, en principe cela revient vraiment à tout mélanger, à « vendre son âme au diable» . Non?
[...] image un peu poétique est réelle, certes, mais trop réductrice. Je parlais d’ailleurs dans un précédent article des différents habits que pouvait revêtir un blogueur [...]