Google Earth et la censure…

googleearth Google Earth et la censure…
Google Earth ne laisse pas indifférent. C’est indéniable. Depuis son lancement et son incroyable succès, ce logiciel édité par la société Google et permettant d’avoir une vue satellite de l’ensemble du globe est sans cesse censuré, à la demande de nombreux pays ne souhaitant pas que leurs sites sensibles soient visibles de tous.

Le dernier en date est l’Inde. Selon le Times of India, le gouvernement indien aurait demandé à Google de masquer certaines sites, tels que des centrales nucléaires ou encore des bases militaires… Par camouflage, on entend un floutage ou une diminution de la résolution de ces zones. Le but n’étant pas de les soustraire, mais de diminuer leur clarté.

En deux mots, comment marche Google Earth ?
Ce logiciel gratuit, téléchargeable ici est composé d’une multitude de photos aériennes et satellitaires. Initialement crée par Keyhole, le bébé a été racheté par Google et ne cesse d’être amélioré, en terme de résolution et de fonctionnalités.
En pratique, il suffit de cliquer sur une zone du globe pour zoomer sur ce lieu avec une précision de l’ordre du mètre.

 Google Earth et la censure…

On imagine vite les possibilités…
Il faut réaliser qu’il y a peu, l’accès à ce genre d’outil était extrêmement difficile et le plus souvent réservé aux militaires. Maintenant – dans une moindre mesure en terme de résolution – le premier venu peu avoir accès à des photos satellites de l’ensemble du globe… Et par la même occasion de toutes les zones sensibles ou secrètes…

Au palmarès des pays ayant sollicité Google pour censurer certains lieux :
- Les Etats-Unis, notamment pour la maison blanche et le quartier qui l’entoure ;
- Le Maroc ;
- L’Australie ;
- Les Pays-Bas ;
- L’Inde ;
- La Corée du sud ;
(…)

Face à cette polémique qui ne semble qu’enfler, j’ai comme l’impression qu’il faut avant tout relativiser. Nul doute que les différents gouvernements du monde n’ont pas attendu Google pour espionner leurs voisins. Idem, pour ce qui est de se procurer des images satellites de sites sensibles ou stratégiques. De plus, les images retrouvées dans Google Earth sont le plus souvent vieilles (quelques années) et d’une résolution assez approximative dès que l’on s’éloigne des grands axes urbains.

Alors dans ce cas, comment faut-il prendre ces demandes récurrentes de censure ? Selon moi, il s’agit seulement d’un principe de précaution. Il n’est pas difficile d’imaginer que même si le risque que Google Earth serve pour nuire est faible, il ne faut pas non plus tendre le bâton pour se faire battre. On a donc plutôt à faire à de la prudence qu’à de la censure véritable.

Mais bon, affaire à suivre…

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3 commentaires sur Google Earth et la censure…

  1. Kroco dit :

    boh, c est comprehensible que chacun veuille preserver ses sites sensibles. ca en dit surtout long sur le pouvoir virtuel de cette entreprise non? un peu comme microsoft..

  2. MatthieuM dit :

    Kroco > Je mettrais même Google bien au dessus de Microsoft en matière de « pouvoir» . C’est le fruit d’une créativité et d’une originalité exemplaire.

    Maintenant, faut-il en avoir peur ? Je ne pense pas. Jusqu’où cela va-t-il aller ? Aucune idée. Le seul problème est que comme avec Microsoft, la concurrence soit un peu tuée dans l’oeuf.

  3. Lone-Rover dit :

    Google Earth a commencé ce matin a flouter les antennes (militaires ?) des balises d’aide à la navigation aux abords de l’Aéroport de Garons, Gard…

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