Exode terrestre (1ere partie)

En 2206, la Terre était devenue un véritable enfer. La surpopulation, la déforestation, les guerres chimiques ainsi que les campagnes massives de dératisation de greniers, avaient eu raison de son fragile écosystème. Le réchauffement de la planète n’avait cessé de s’intensifier, augmentant le niveau des mers et créant un climat tropical sur la quasi-totalité du globe. Les villes s’étaient transformées en véritables prisons, où s’entassaient des dizaines de millions de personnes, dans un sentiment permanent d’insécurité. En effet, en raison de la progression des températures, le commerce des climatiseurs était tombé entre les mains de plusieurs mafias. Des fourgons blindés transportant cette précieuse marchandise se faisaient régulièrement attaquer. L’émergence de la Chine comme première puissance économique mondiale ne se déroula pas sans un mépris total de l’environnement. Très vite, les lacs furent pollués, puis les ruisseaux, les rivières, les fleuves et enfin les océans. Cependant, il faut souligner une très bonne nouvelle, c’est qu’en raison de la hausse du niveau des mers, le nombre de cargos pétroliers s’échouant sur des récifs avait nettement diminué. Mais étant donné que l’on ne trouvait plus une seule goutte de pétrole sur Terre, cela n’offrait que peu d’intérêt. Mais il est tout de même important de le savoir.

Parallèlement à cette détérioration des conditions de vie sur Terre, la NASA développa une navette beaucoup plus sûre et confortable que celles que connurent les pionniers de la conquête spatiale. En effet, alors que les fusées de l’époque étaient extrêmement fragiles et contraignantes en matière d’entretient, les modèles XT-28, inaugurés en 2187 furent des exemples de fiabilité. A tel point que les voyages dans l’espace se multiplièrent en quelques années. On a d’abord pensé repousser les limites de l’inconnu en explorant le système solaire. Malheureusement, il aurait été nécessaire pour cela, d’améliorer le système de propulsion de ces vaisseaux, afin de les rendre plus rapides. Or, tout l’argent ayant été dépensé dans les améliorations citées plus haut, il ne restait plus rien pour augmenter les performances. Il fallut donc se résoudre à voyager sur de courtes distances. Après un examen minutieux des possibilités qui s’offraient à eux, les ingénieurs de la NASA conclurent que le meilleur projet était encore celui de la colonisation de la Lune. Idée qui avait par ailleurs été proposée dès la fin du XXe siècle et très vite abandonnée, pour des raisons de budget (et surtout, faute de navette spatiale confortable).

Tout se passa très vite. La taille et le confort des nouvelles navettes permettaient de transporter un grand nombre de personnes. Des ingénieurs, des médecins, des architectes, des maçons et des boulangers s’installèrent sur la Lune. Enfin, les voyages intersidéraux n’étaient plus réservés à une élite. C’est ainsi que la colonisation débuta, à grand renfort de spots publicitaires. On pouvait d’ailleurs en devenir actionnaire. Le slogan était le suivant : « avec la Lune, faites prendre de la hauteur à votre argent ». C’était le moins que l’on puisse dire. Des milliards de dollars partirent à 384 500 Km de la Terre pour ne jamais revenir.

L’aventure lunaire débuta en 2189. La première année fut consacrée à la création de petites stations, qui serviraient ensuite de bases aux futures missions. En dix ans, la Lune devint habitable. Un réseau de petites colonies entourait la ville principale, capable d’accueillir deux millions de personnes dès sa création. L’ensemble des zones habitables était recouvert de dômes en verre, permettant de maintenir un air respirable. Il était cependant possible, pour un prix dérisoire, de louer une tenue de sortie et d’aller se dégourdir les jambes à l’extérieur. Il fallait en revanche être très vigilant, car il était fréquent que des explorateurs imprudents se foulent une cheville en marchant dans un petit cratère. Ca n’a pas l’air comme ça, mais se faire une entorse sur la Lune, c’est très embêtant.

Pendant ce temps, sur Terre, la vie suivait son cours. Il faisait toujours aussi chaud, il y avait toujours plus de monde, et les campagnes de dératisation continuaient de plus belle. De toutes façons, comme les mafias avaient également récupéré le monopôle des raticides, la situation ne risquait pas de s’arranger.

C’est alors que Tommy Herzymann changea sans le vouloir, l’avenir de l’humanité…..

A suivre…

(suite et fin demain)

Commentaires et trackbacks sont fermés pour cet article.

3 commentaires sur Exode terrestre (1ere partie)

  1. FaNt4zY dit :

    Ou tu trouves tout ça???

  2. MatthieuM dit :

    Je fais marcher mon imagination

  3. Cordurette dit :

    C’est terrible! ;)

S'abonner au flux RSS Suivez moi sur Twitter !