Voici un poème proposé par Nausicaa, une lectrice du blog :
Tout vit, tout meurt, mais le Ciel demeure
Dans ce court instant qu’est la vie
Les sens et les émois qui donnent à l’homme un coeur
Retournent dans la mort à la terre et l’oubli
De ces êtres ephémères la paisible existence
Semble ne pouvoir être que pour trois pas de danse :
Danse de la souffrance et danse de l’ennui,
Danse de la romance pour le temps qui s’enfuit.
Et en ces interlignes se colorent les envies
En couleurs déclinantes comme décline la vie :
Le pourpre et l’orangé animent la jeunesse
Tandis que gris et beige dépeignent la vieillesse
Nul ne peut s’y tromper : futiles sortilèges
Retardant la venue du funeste cortège
Ne sauront arrêter ni la mort ni saisons
Rien ne peut masquer le vrai à la raison
Dans l’ombre de la fin, l’Eternité console :
Les voies du paradis adoucissent l’envol
Nulle inégalité aux âmes des pêcheurs
Car tout vit, tout meurt mais le Ciel demeure.


Je pense que l’auteur devrait se reconvertir dans l’écriture à plein temps et quitter ses études actuelles ainsi que les 143 personnes devant elle. En effet, ce poème est très "baudelairien"; et exprime les hauts et les bas de la vie avec une grande sensibilité.
J’aime beaucoup le passage où les vers commencent par "danse" et où la vie est décrite avec des couleurs ("Danse de la souffrance et danse de l’ennui,
Danse de la romance pour le temps qui s’enfuit.
Et en ces interlignes se colorent les envies
En couleurs déclinantes comme décline la vie :
Le pourpre et l’orangé animent la jeunesse
Tandis que gris et beige dépeignent la vieillesse")
, j’apprécie le rythme et l’élan qui s’en dégagent.
Bravo Nausicaa je suis fan !!